Interlude mexicain, 1

Calle Libertad

La mendiante aux cheveux courts doit être assez âgée. Droite, souriante et décemment vêtue, elle lit adossée à un mur ou une voiture des dépliants publicitaires et des journaux. Elle maraude autour du café Lulio. Elle s’avise soudain de sacs poubelles sur le trottoir d’en face, agite une main émue, traverse la rue, adresse un doigt comminatoire à une vieille paire de chaussures qui trône sur un sac, comme pour les gronder, et retourne à sa lecture.


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