De sortie

Deux sorties : une tertulia, conférence-débat littéraire, que je donne vendredi 20 février à la librairie L’Epluche-livres (Castelnau-le-Lez, non loin de Montpellier), à 19 H, et samedi 21 février au Théâtre des Beaux-Arts Tabard à Montpellier, à 16H30. C’est Virginia Woolf que je mets à l’honneur, et son roman La traversée des apparences. Je serai heureux de vous y accueillir pour évoquer « amour et terreur métaphysique ».

La seconde information est la publication, sur le site VERSOPOLIS, d’un dispositif littéraire numérique, intitulé « divergence 10 ». Cette contribution s’inscrit dans le cadre d’un appel à projets pour la POETRY EXPO 2016, dans le thème « Ecrire après – catastrophe, mémoire, archives de la perte, réalités disruptées – Poésie et politique de la vérité ». Je suis heureux que cette expérimentation ait retenu l’attention des curateurs.

De quoi s’agit-il ? D’abord, d’un chapitre d’un livre dont j’espère la publication, FISSIONS- Imaginaires nucléaires. Vous accédez à ladite expérience par un QR code imprimé, qui vous amène sur Youtube. Le projet dure environ 19 secondes.

J’ai écrit un texte de fiction, « Nuclear Mishap » (« Incident nucléaire »), sur la base d’un fait historique – la perte, en 1961, par un bombardier américain d’un missile nucléaire, qui va s’écraser, sans exploser, dans un champ américain. Une partie du récit est véridique, la fin est une fiction qui anticipe une possible suite.

Le cahier des charges que je me suis fixé était le suivant : a) écrire une oeuvre de fiction sur le thème de la fission nucléaire, b) mimer le processus nucléaire de réaction en chaîne en l’appliquant au texte « Nuclear Mishap », c) représenter cette réaction en chaîne en utilisant un algorithme.

La réaction en chaîne est celle des idées qui jaillissent, autant que celle des particules. Le thème « fission de fiction » appelle ainsi un noyau-texte initial (ou noyau fissile) qure vous découvrez, encapsulé dans un cercle. La « divergence » est le début de la réaction en chaîne dans le jargon scientifique – diverger, c’est n’avoir besoin que d’un neutron pour amorcer une réaction qui en créera plus d’un. Sous vos yeux, dans le crépitement d’un compteur Geiger-Müller, sur une trame visuelle traversée par les rayons ionisants, le texte se forme, atteint une masse critique.

La modélisation (d’une durée de 18,97 secondes) permet de visualiser le processus, qui est aussi métaphore de la fragmentation de la fiction (c’est-à-dire sa fission). On verra l’enchaînement des noyaux-texte jusqu’au texte final, que l’on imagine, à son tour, bombardé, et promis à la disparition (son oubli).

Le résultat est à découvrir (textes en anglais, mais l’expérience visuelle et sonore se passe de mots) sur le site VERSOPOLIS.

Texte original « Nuclear Mishap » disponible sur demande.


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