Consonnent soudain défusion et defusing. La défusion, à l’évidence, c’est la déliaison. Quant à defusing, c’est le terme anglais pour le « déminage » d’une mine, ici l’artéfact militaire, mais aussi : aspect physique, minerai, mesure de 79 litres, 100 drachmes antiques.
Que ces deux paronymes lui tintent aux oreilles dit l’entreprise guerrière du sapeur-mineur, œuvrant à éviter qu’elles lui pètent à la gueule, ces fortifications laborieuses ébranlées par la sape adverse. Quelle mine fait-on quand les mots explosent ? Quand on creuse les sédiments fossiles ? En payant le prix fort ?
La mine, pour lui, ce n’est pas rien. Mines de charbon du Nord, gueules noires, Anzin, chevalets et terrils, Germinal, il en passe. Sans rien dire des mines qu’il a pu faire – un chapitre en soi, à verser aux études de l’histrionisme.
Lointain descendant du peintre Lucien Jonas, il lui arrive souvent de manier la mine (de graphite) avec infiniment moins de talent que son ancêtre.
Bien. Il faut maintenant faire bonne mine, rien à y perdre.

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